C’est en 1505 que l’on trouve la première trace officielle de production, par les statuts d’une confrérie de bonnetiers, repris en 1554, puis confirmés jusqu’en 1698.

Le roi Henri II a porté en 1569, une paire de bas tricotés, à l’occasion du mariage de sa sœur Marguerite avec le duc Emmanuel-Philibert de Savoie.

En 1630, est créée une manufacture de drap et tricot à l’Hospice Saint-N…, pour  » l’emploi des pauvres valides « , et pour  » bannir la fainéantise et l’oisiveté et pourvoir à la subsistance et l’entretien des pauvres « .

En 1746, une manufacture s’ouvre dans un l’Hôpital, initialement destinée aux locataires de l’Hospice et notamment à ceux de l’orphelinat, embauchant rapidement des ouvriers à l’extérieur, pour faire face au développement des ventes vers le nord etc…

En 1764, il y a vingt-six métiers. En 1788, arrivent les premiers métiers à côte. La fabrique prend une grande extension, devenant très variée, par les procédés de tissage, de couleur et de dispositions, soit en bas guillochés, moulinés, jaspés, chinés, rayés, élastiques… Elle a un grand succès et vient supplanter la fabrication anglaise, généralement plus perfectionnée et qui jouit alors de la grande faveur du public. La bonneterie, se substitue peu à peu au tissage, lequel domine depuis le XI° siècle.

En 1784, il y a 3.240 métiers à tisser et 1.000 à tricoter, en 1846, il reste 982 métiers à tisser, et il y a 10.800 métiers à tricoter.

En 1851, la Chambre de Commerce décide l’envoi de représentants du textile à l’Exposition de Londres. Les constructeurs sont l’objet d’articles élogieux et de gravures dans l’Illustration Anglaise. Le Palais de Cristal, journal moniteur de l’Exposition, célèbre les mérites des exposants qui se voient attribuer des médailles, pour conclure que  » leur travail est bien supérieur à celui de nos voisins « . Cette usine est alors considérée comme la première usine de bonneterie de France.

De tout temps, la Bonneterie … est à la pointe du progrès. A l’exposition de 1867 de …, réunissant 50.000 exposants et recevant 15 millions de visiteurs, les fabricants de …, en concurrence avec le monde entier, obtiennent à eux seuls, les quatre médailles d’or. Dans la classe bonneterie lingerie, deux médailles d’or, et dans la classe matériel et procédés de tissage, une médaille d’or.

En 1872, le nombre des métiers rectilignes et circulaires est de 2.500, soit le triple de ce qu’il était à la fin du règne de Louis-Philippe. Le nombre des métiers circulaires de grand diamètre, qui produisent sept fois plus que les métiers anciens, dépasse le millier à ….

La ville est le principal centre français de la production de coton. A la suite de l’exposition de 1878, sur les 249 exposants aubois, 121 obtinrent des nominations (médailles d‘or, d‘argent, de bronze…), c’est un succès considérable.

On assiste entre les années 1885 et 1910, à une extraordinaire croissance de la production …. C’est l’âge d’or de la bonneterie.

A la fin du XIX° siècle, les plus importantes manufactures (au nombre d’une trentaine) emploient chacune plusieurs centaines de salariés, jusqu’à 1.600 chez Mauchauffée, 1.100 chez Poron.

Cette usine fabrique en 1846, 33% de la production nationale, en 1889, 34%, en 1899, 45% et en 1903, 57%.  » … qui fut capitale… le redevient au début du XX° siècle, par et pour la bonneterie. « 

Entre 1918 et 1930, le nombre d’établissements travaillant dans le textile à …, passe de 58 à 225, plus 85 dans l’agglomération.

L’année 1929-1930, par rapport à l’année 1920-1921, marque une progression de 266 % !!!

Par la baisse excessive des salaires en 1931, et l’automatisation croissante des métiers, se crée un déficit de main-d’œuvre, dû au peu d’intérêt que l’ouvrier trouve à travailler en bonneterie, et c’est ainsi que cette industrie manque de bras après 1932.

Cependant, de 12.000 au début du XX° siècle, le personnel de la bonneterie passe à 23.000 entre 1934 et 1936, et en 1970 le maximum, avec 24.397 (75 % des salariés sont à …).

En 1888 est créée à.., l’École française de Bonneterie. On peut dire que dans le monde entier, un nombre très important de militaires portèrent des coiffures tricotées sur les métiers Lebocey de ….

A la fabrication des bas et chaussettes, s’ajoute celle des sous vêtements (telle la culotte Petit-Bateau chez Valton, depuis 1910).

Depuis les années 1960, la concurrence internationale, les délocalisations dans des pays moins développés ont marqué un déclin dans la fabrication, mais pas dans les marques prestigieuses.

En avril 2010, … fait partie des 65 sites européens labellisés au titre du Patrimoine européen. La cité … a été reconnue comme  » Capitale européenne de la maille aux XIX° et XX° siècles, centre de l’économie et de l’industrie textile du département de …, innovant et rayonnant au coeur de l’Europe « .

En novembre 2012, la marque …, fondée en 1933 par le champion de Tennis R… est rachetée par le géant groupe suisse MAUS, qui détient déjà 90 % de Devanlay à …

En septembre 2015, le Coq Sportif de … poursuit un développement spectaculaire, et pense embaucher 200 emplois supplémentaires, d’ici 2017 !

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