Un garçon de quatorze ans envoyé dans un pensionnat catholique du sud de la France dans les années 1920, ressent tout de suite de l’intérêt pour Lucien Rouvère, contre lequel l’antipathique Marc de Blajan essaie de le monter en l’informant de façon énigmatique que certains des élèves « peuvent sembler être bons, mais en fait ne le sont pas ». Georges est consterné quand il apprend que Lucien aime André Ferron. Il devient l’ami de Lucien mais, rempli de jalousie, essaie de détruire leur relation, et réussit finalement à faire renvoyer André par ruse.

Voyant que ses avances vers Lucien restent infructueuses, Georges entame une « amitié particulière », c’est-à-dire une amitié pleine de sous-entendus sensuels, avec un élève de douze ans, le ravissant Alexandre Motier qu’il a remarqué à la cérémonie de bénédiction de l’agneau (juste avant les vacances de Noël). Les prêtres qui dirigent l’école désapprouvent ce genre de relation, même si elle ne va pas plus loin que quelques baisers et des poèmes d’amour et n’entre jamais dans le domaine sexuel.

En dépit d’une condamnation apparente de la pédérastie, certains des prêtres dissimulent en eux les mêmes sentiments pédérastiques envers les garçons. L’un d’entre eux, le Père de Trennes, aime inviter des garçons à le rejoindre dans sa chambre la nuit pour boire quelques verres et fumer quelques cigarettes. À la suite de la découverte par celui-ci de l’amitié particulière qui lie Alexandre et Georges, ce dernier, continuant à agir par ruse, fait renvoyer le Père de Trennes grâce une lettre anonyme adressée au supérieur. Cependant, le Père Lauzon, ami de la famille d’Alexandre et protecteur du garçon, se rend compte de la relation des deux garçons et exige qu’elle prenne fin immédiatement.

Lauzon impose à Georges de renvoyer à Alexandre les billets qu’il avait reçus de lui, ce qui, à l’époque, signifiait la fin de la relation. Malheureusement, Alexandre ne peut pas se rendre compte que Georges a été forcé à agir ainsi – bien qu’en réalité ses sentiments à son égard n’aient pas changé – et met fin à ses jours de retour chez lui.

« Roger Peyrefitte »

24_DSC2501_DSC24993931303727+28151736342211_DSC25101_DSC251138453122142635323321+23206197_DSC2508_DSC250910_DSC2507_DSC249529_DSC2490402516139818

Publicités