Mise en service vers 1910 …

Pendant des siècles, une grande ville du sud de la France a été alimentée par la source d’une fontaine et surtout par ses puits. Durant cette longue période, la fièvre typhoïde a sévi d’une façon endémique. Aucun habitants n’y échappait, grave ou légère, tous la subissaient. Mes souvenirs d’enfance me retracent le tableau d’une époque pendant laquelle j’ai vu cette grave maladie frapper et désoler la plupart des familles de ma connaissance.

Le sous-sol de notre ville est, en effet, contaminé par les déjections de toutes sortes que les générations successives y ont accumulées. Aussi, les eaux de nos puits, si fraîches, si limpides et si séduisantes qu’elles puissent être, contiennent toutes des traces de matières organiques, résultant de la décomposition des substances animales ou végétales qui imprègnent les diverses couches de terrains.

Le colibacille s’y trouve en abondance. Cet être microscopique vît dans l’intestin de l’homme et des animaux. Aussi sa présence est-elle l’indice certain d’unie contamination fécale. Quelquefois, ce microbe devient virulent et dangereux, agent de graves infections. Il a aussi une inquiétante parenté avec le germe de la fièvre typhoïde.

Par contre, la source de la Fontaine fournissait de l’eau plus pure, bien innocente de tous ces méfaits. Elle était infiniment préférable au point de vue sanitaire.

Une autre conséquence pénible de cet ancien état de choses, c’était la pénurie pendant la sécheresse de l’été. On allait laver le linge dans la ville voisine.

La municipalité comprit la nécessité de procurer à la ville le bienfait de flots abondants et purs. C’était en .effet une nécessité primordiale pour le développement ultérieur de la cité, le bien-être de ses habitants et l’amélioration de la santé publique.

Ceux de nos édiles qui conçurent et exécutèrent cette première captation rendirent un grand service à leurs concitoyens et ils méritent toute notre reconnaissance. Cet important travail fut exécuté et terminé vers 1872. Il consista en ceci :

Creusement à 200 mètres du fleuve d’une longue galerie de six mètres de profondeur. L’eau, bourbeuse et tourmentée, traversait (pour se rendre dans cette puissante. tranchée), le sous-sol composée de sable et de gravier. Elle y arrivait purifiée, claire, paisible, domptée. Les pompes la prenaient alors pour la refouler vers notre ville.

Pendant de longues années, la ville fut alimentée abondamment, d’une façon non pas certes absolument irréprochable au point de vue de la stérilité bactérienne, mais cependant très satisfaisante : La situation sanitaire s’améliora beaucoup.

Mais un accident fréquent et toujours imprévu troublait les habitants dans la paisible jouissance de cette abondance liquide si longtemps souhaitée. C’étaient les ruptures de la conduite et les interruptions du service. Mr le maire, fit établir une canalisation nouvelle en ciment armé qui amenait l’eau jusqu’à la ville par la pente naturelle, en suivant la route de la ville voisine.

La conception qui fut réalisée à cette époque était certes très heureuse, puisqu’elle a, pendant trente ans et plus, amplement satisfait à tous nos besoins.

 Mais, peu à peu, certains défauts du plan primitif s’accusèrent et devinrent gênants…

A savoir que sur cette usine un grand mas fut construit. Un superbe mas abandonné depuis peu et qui a servit de  cachette pour le trafic d’armes etc…

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